Salut tout le monde,
Mes salutations à toutes les militantes et tous militants dans ce mouvement populaire, de ce processus révolutionnaire. Aujourd’hui, c’est le 1er novembre. Le 1er novembre 1954, les Algériennes et les Algériens ont mené la révolution contre le colonialisme, le capitalisme français.
Parce que le colonialisme pille, opprime les peuples. Il vole les richesses des pays.
On est dans un pays où les richesses sont importantes mais le pays est pauvre.
Qui a appauvri le peuple ? c’est le colonialisme français. Pour que l’Algérie prenne son indépendance et que le peuple s’émancipe, les hommes et les femmes et les militantes et militants ont mené cette révolution contre le colonialisme français et a gagné son indépendance en 1962 par la lutte armée.
Mais malheureusement, avant son départ elle a laissé ses représentants ici, qui incarnent un nouveau colonialisme.
Donc le novembre d’aujourd’hui, c’est le début de la révolution, la révolution contre le colonialisme de l’intérieur, contre le néocolonialisme. C’est un soulèvement contre ce néocolonialisme, contre cette bande qui a pillé les richesses, qui a utilisé nos richesses au bénéfice de l’impérialisme mondial et non au service de son peuple. La France, les USA, les Émirats et tous les pays qui ne travaillent que pour leurs intérêts et pas ceux de l’Algérie. Aujourd’hui, alors que le peuple se soulève, ils veulent nous la jouer avec les élections, en convoquant la présidentielle. Ils ne vont pas nous avoir avec les élections présidentielles. Si on a un président, qu’est-ce qu’il va faire ? Le problème, ce sont les richesses qui doivent revenir au peuple. Le peuple doit organiser son auto-organisation, son autogestion autour de ses richesses. On va faire cette révolution et ils vont tous partir. Le peuple dit : le pays c’est notre pays, vous avez volé nos richesses. C’est un appel de tout le peuple algérien. Le peuple algérien, hommes et femmes, il n’y a pas de différence entre l’Annabis, l’Oranais, le Kabyle, le Chaoui ou le Tergui, c’est le même peuple. C’est une classe pauvre, une classe prolétarienne, qui s’est soulevée contre l’oppression de la classe dominante. Et elle commence à avoir peur. La première chose qu’on doit gagner, ces jours-ci, on doit leur bloquer leurs élections qui arrivent le 12 décembre. On doit construire ce mouvement populaire depuis la base, avec une auto-organisation. La solution politique est l’assemblée constituante souveraine. Cette assemblée constituante souveraine aura pour principale tâche de préparer une nouvelle Constitution. L’ancienne Constitution est périmée. Cette révolution doit mettre en place un gouvernement provisoire qui doit être l’émanation du peuple, l’avant-garde populaire militante et pas la mafia pour une période transitoire. Dans les lieux de travail, dans les villages, dans les quartiers, les gens savent qui est intègre et que le ne l’est pas qui pour les intérêts de la majorité et qui veut se servir. Après, on verra quel système on veut mettre en place, un système présidentiel, ou un système parlementaire… Il n’y a pas de changement qui viendra du sommet, le changement ne peut être que l’émanation de la base.
Merci beaucoup.
La victoire et la liberté arrivent. On va réussir et on aura la victoire.

Mohand Sadek Akrour

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