Malgré une recrudescence sans précédent de la répression, et son lot hebdomadaire de dizaines d’arrestations, nous étions plusieurs centaines de milliers à manifester dimanche 13 octobre dans plusieurs villes, notamment à Alger devant le siège du parlement, pour crier haut et fort notre rejet catégorique de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et les dispositions de la loi de finances 2020. C’est un moment historique de notre Hirak !

Malgré une recrudescence sans précédent de la répression, et son lot hebdomadaire de dizaines d’arrestations, nous étions plusieurs centaines de milliers à manifester dimanche 13 octobre dans plusieurs villes, notamment à Alger devant le siège du parlement, pour crier haut et fort notre rejet catégorique de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et les dispositions de la loi de finances 2020. C’est un moment historique de notre Hirak !

Nous avions scandé avec force notre opposition au pouvoir de fait actuel, illégitime et illégal, et ses politiques libérales, anti nationales et anti sociales. Nous avions dénoncé clairement toute tentative de bradage de nos richesses nationales, au profit des puissances impérialistes étrangères, ainsi que toute tentative de remise en cause de notre souveraineté et notre indépendance nationales.

Nous avions réitéré notre détermination à amplifier la mobilisation contre le passage en force du pouvoir, qui veut assurer la continuité du régime à travers la présidentielle du 12 décembre prochain d’une part et, d’autre part, contre sa politique d’austérité et ses réformes de misère qu’il compte nous imposer à travers ces lois.

Après cette formidable mobilisation, plus personne ne nous dira que « ce n’est pas le moment » d’hurler nos revendications économiques et sociales.

Au contraire, c’était déjà le moment depuis le début du processus révolutionnaire entamé le 22 février. Car le rejet du 5éme mandat ne se réduit pas au rejet de l’humiliation et l’autoritarisme que le régime Bouteflika nous a infligé pendant 20 ans. En réalité, c’est un rejet des politiques libérales économiques et sociales qui profitaient à une minorité de patrons et d’oligarques. C’est le rejet du chômage de masse, de la généralisation des CDD et de la précarité de l’emploi à l’image de l’esclavagisme du pré emploi. C’est le rejet des salaires de misère, réputés les plus bas dans le bassin méditerranéen, et du travail au noir chez le privé non déclaré à la sécurité sociale. C’est le rejet du manque de logements, d’hôpitaux, d’écoles et des autres infrastructures sociales. Mais, c’est aussi le rejet de la corruption généralisée, du détournement et la dilapidation des deniers publics et du bradage des richesses nationales au profit des multinationales. Bref, c’est le rejet de tout un système libéral, autoritaire et oppressif qui a généré les plus grandes inégalités sociales et provoqué le mal de vivre et le désespoir de notre jeunesse.

Dans cette optique, on peut espérer que la mobilisation populaire du 13 octobre constitue un tournant positif et une évolution qualitative de notre Hirak. Cette évolution pourrait réaliser notre espoir dans la concrétisation de l’unité des forces politiques et syndicales se réclamant du combat de la classe ouvrière autour d’un projet commun radicalement démocratique, anti libéral et anti impérialiste. Un projet politique qui s’inscrit en priorité dans le combat pour les libertés démocratiques, contre la répression et pour la libération des détenuEs d’opinion. Mais, c’est un projet politique qui mobilisera aussi, et en même temps, les travailleurs et les masses populaires contre la continuité du régime et ses politiques libérales désastreuses sur les plans économique et social. C’est un projet qui imposera un nouveau rapport de force politique permettant

la réappropriation de la souveraineté populaire et l’élection d’une assemblée constituante souveraine représentative de nos aspirations démocratiques et sociales. 

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