Par Samir Larabi.

Les conflits qui prévaut depuis quelques mois au sein du groupe Cevital , notamment a Numilog et Brandt , pose avec acuité la question du droit syndical dans notre pays. Depuis des décennies, ce groupe et des pans entiers du secteur privé de droit Algérien refusent catégoriquement aux travailleurs d’exercer ce droit élémentaire , pourtant consacré par les lois du pays. Ainsi le secteur privé se situe en dehors de la loi et devient une zone de non droit. Une zone de non droit qui concerne plus de 6 millions de travailleurs, car le secteur privé domine de plus en plus la sphère économique.
 
Au moment ou le patronat privé se donne le droit de se constituer en syndicats, il dénie se même a ses propres employé. Une posture qui les mets dans une situation contradictoire du point de vue démocratique et démontre que ya que les plus forts qui peuvent exercer ce droit et ce, devant le silence complice de l’état et de la majorité écrasante de la classe politique.
 
Cet état de fait montre aussi les velléités du patronat et d’un secteur important de l’état central de remettre en cause nos acquis posti dépendance et post 88. Pire encore, l’appareil judiciaire est tout le temps mobilisé pour casser les grèves en les déclarant illégale et de rendre les conflits individuels.
 
Les cas Numilog et Brandt sont édifiants , ou des centaines de travailleurs sont licenciés pour avoir demandé d’exercicer ce droit syndical. Ce que vivent aujourd’hui ces travailleurs est vécu dans l’ensemble du secteur privé , voire même dans le secteur public.
 
A cet effet la question du respect des libertés Syndicales doit être au cœur de nos luttes quotidiennes , pas seulement chez les travailleurs, mais aussi le combat de toute la société et de ses organisations sociales. La remise en en cause des libertés Syndicales ne se résume pas uniquement a la question démocratique , mais aussi aux conditions de notre subsistance aux quotidien. Par ces remises en question permanente de nos droits fondamentaux, c’est notre avenir et l’avenir des générations futures qui est mis en cause. C’est la construction d’une société démocratique et égalitaire qui est mis en danger. C’est l’avenir de notre processus révolutionnaire enclenchée depuis février 2019 et les fondements de la construction d’un véritable état démocratique et sociale qui est torpillé.
 
Notre combat pour le respect libertés Syndicales , notamment dans le secteur privé de droit Algérien s’inscrit aussi dans ce long processus d’émancipation du peuple Algérien de toute forme de domination et d’asservissement.
 
Alors nous cédons rien devant l’autoritarisme patronale , le droit syndical et le pluralisme Syndical doit être imposé dans tous les secteurs d’activités. C’est un droit non négligeable et la solidarité la plus large est une ligne centrale.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici