Bejaia le 11/10/2019, pour son 34° vendredi de lutte..

Déclaration du PST Bgayet. La révolution populaire pacifique entame son neuvième mois de mobilisation  extraordinaire. Le 34° vendredi vient de réaffirmer la volonté inébranlable du peuple de débarrasser le pays du système libéral qui produit le chômage, les harragas et le désespoir pour le peuple et qui a permis l’émergence d’une bourgeoisie prédatrice de nos richesses.

Le cri de la liberté qui a fusé des gorges de Kherrata le 16 février et qui a retenti aux quatre coins du pays en l’espace d’une semaine a sonné le glas du pouvoir qui a pris en otage le pays depuis 62. N’en déplaise à ceux qui spéculent sur la panne de projet du mouvement populaire et qui renseigne plutôt sur leur impasse politique, le mouvement à travers ses mots d’ordre et slogans a non seulement formulé son projet politique mais a même esquissé quelques lignes de son programme. Le peuple algérien est désormais résolu à se réapproprier sa souveraineté et à fonder une république où la démocratie, le progrès social et la liberté ne seront pas des faire-valoir de la dictature mais le socle d’airain de l’Algérie de demain.

La stratégie de séduction puis de répression adoptée par le pouvoir loin d’affaiblir le mouvement révolutionnaire a au contraire contribué à l’endurcir. L’état de siège autour de la capitale prouve que le pouvoir est effrayé par les mobilisations. L’accentuation de la répression et l’escalade dans les arrestations, loin d’être l’expression de la force, est plutôt le signe de faiblesse d’un pouvoir qui a perdu toute légitimité.

Alors que la commission électorale, confrontée à l’opposition des citoyens, peine à installer ses représentations locales,  le pouvoir qui n’a plus de légitimité à l’intérieur du pays menace d’user de la force militaire et se tourne vers les puissances étrangères pour demander leur caution à son coup de force pour sauver le système.

Alors que ses ministres sont régulièrement chassés par les citoyens à l’occasion de leurs sorties sur le terrain, le gouvernement illégitime de Bedoui, héritage de Bouteflika, élabore des lois qui annoncent d’avantage de misère et hypothèquent la souveraineté du peuple sur les richesses nationales. Les projets de loi de finance 2020 et sur les hydrocarbures que vient de valider le conseil des ministres  et la reforme des retraites en préparation est un acte de soumission à l’impérialisme. La main étrangère, pas celle qui sert d’épouvantail pour justifier les abus du pouvoir contre le peuple, mais la vraie, celle néocolonialiste qui s’ingère dans les affaires internes du pays a opéré à travers ces projets de lois comme l’a avoué le ministre de l’énergie.

Le PST salue la prise de conscience du peuple et sa mobilisation contre le bradage des richesses du pays.

Le PST de Bgayet qui est signataire de l’appel à la grève de mardi 15 octobre, appelle les masses populaires à intensifier la lutte pour exiger :

– la libération inconditionnelle des détenus d’opinion et politique ;

– le respect des libertés démocratiques ;

– le rejet des élections du 12 décembre ;

– le rejet des projets de loi sur les finances, les hydrocarbures et les retraites ;

– la rupture radicale avec le système politique en place ;

– l’élection d’une assemblée constituante souveraine représentative des aspirations démocratiques et sociales des masses populaires.

 

Bgayet, le 14/10/2019.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici